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Convertir un papercraft en fichier de découpe Cricut

Un modèle de papercraft se télécharge en PDF, s’imprime et se découpe aux ciseaux. Sur un modèle de cinquante pièces, la découpe seule occupe trois à quatre heures, avant même d’avoir plié quoi que ce soit. Une machine de découpe Cricut fait ce travail en quelques minutes par planche, sans surveillance et avec un trait plus net que le meilleur cutter. À une condition : recevoir un fichier qui lui dise où couper, où rainer et où écrire. Le PDF ne le dit pas.

Cette page explique ce qui se convertit, ce qui ne se convertit pas, et le piège d’échelle qui gâche presque tous les premiers essais.

Convertir un papercraft pour la Cricut · 2 min · Sous-titres français · Voir aussi sur YouTube

Ce qu’une machine de découpe attend d’un fichier

Design Space, le logiciel des machines Cricut, ne travaille pas sur des images mais sur des tracés vectoriels : des lignes définies par des coordonnées, que la machine peut suivre. Il n’accepte d’ailleurs qu’une poignée de formats à l’import : SVG, DXF, et des images matricielles (JPG, PNG, GIF, BMP) qu’il faut détourer à la main. Le PDF n’est pas dans la liste.

Surtout, Design Space regroupe les tracés par couleur. Chaque couleur du fichier importé devient une ligne dans le panneau Layers, à laquelle on affecte une opération : Cut pour découper, Score pour rainer, Draw pour écrire au stylo. C’est la règle qui commande toute la conversion, et elle tient en une phrase : une couleur, une opération.

À retenir : ce n’est pas le nom du calque qui décide de l’opération, c’est la couleur du trait. Deux plis différents dans la même couleur deviennent une seule opération, impossible à séparer ensuite.

Par où commencer, selon ce que tu as

Quatre situations, quatre chemins. Trouve la tienne avant de lire le reste.

Cas 1

Le kit livre un SVG Cricut

Rien à convertir. Tu importes, tu vérifies l’échelle, tu affectes les opérations. Saute directement à la marche à suivre dans Design Space.

Cas 2

Tu as le fichier .pdo

C’est le meilleur cas de figure. Pepakura Designer exporte un DXF propre, que tu colores dans Inkscape en un quart d’heure.

Cas 3

Tu n’as qu’un PDF

Récupérable si le PDF est vectoriel, c’est-à-dire s’il a été généré par Pepakura et non scanné. Inkscape l’ouvre et garde les tracés.

Cas 4

Le modèle est texturé

Les couleurs sont imprimées sur les pièces. Ce n’est plus de la découpe simple mais du Print Then Cut, avec ses propres limites de format.

Les trois fichiers d’un kit papercraft, et le seul qui serve

Un kit de papercraft contient rarement un seul fichier. Voici ce que chacun vaut face à une Cricut.

  • Le PDF : la planche à imprimer. C’est le fichier prévu pour une imprimante et des ciseaux, pas pour une machine de découpe. Design Space ne l’importe pas, et le convertir en image pour le détourer donne des contours approximatifs qui ne se referment pas au montage.
  • Le SVG livré à côté : quand il existe, c’est presque toujours un aplat noir. Contours de pièces, plis montagne et plis vallée y sont dans la même couleur, donc dans la même opération. Importé tel quel, il fait découper les plis : le modèle tombe en morceaux au lieu de se plier. Il faut le recolorer avant.
  • Le DXF : le patron vectoriel exporté par Pepakura Designer. Lui seul sépare les contours, les plis montagne, les plis vallée et les numéros sur des calques distincts. C’est le fichier à convertir, et le seul.

Un quatrième fichier apparaît souvent : le .pdo, le projet Pepakura lui-même. Il ne s’importe nulle part, mais il permet de produire le DXF quand celui-ci manque.

Exporter le DXF depuis Pepakura Designer

Si le kit ne contient qu’un PDO, tout se joue dans Pepakura Designer, en trois points.

  1. Ouvrir le .pdo, puis passer par le menu Fichier et l’export au format DXF.
  2. Dans la boîte de dialogue, conserver la séparation des lignes par type : contours de découpe, plis montagne, plis vallée. C’est elle qui produit les calques, sans elle on retombe sur un aplat noir.
  3. Exporter à l’échelle du modèle, sans marge ajoutée. La taille réelle du patron est ce qui va servir de référence après import.
Le DXF s’importe bien dans Design Space, mais il n’y arrive pas prêt à découper. Le format est accepté, au même titre que le SVG. Le problème est ailleurs : Design Space construit son panneau Layers à partir des couleurs, alors que le DXF de Pepakura sépare ses lignes par type de trait. Rien à répartir, donc tout se retrouve dans la même opération. Inkscape sert exactement à ça : traduire les types de lignes en couleurs.

Du DXF au SVG coloré, dans Inkscape

C’est l’étape que personne ne documente et sans laquelle rien ne marche. Inkscape est gratuit, il ouvre le DXF et il écrit le SVG que Design Space attend. Compte un quart d’heure la première fois, cinq minutes ensuite.

  1. Ouvrir le DXF. Inkscape affiche une boîte de dialogue d’import. Laisse les réglages par défaut si tu ne sais pas quoi en faire : l’échelle se corrige à la fin, en une opération, et c’est plus fiable que de deviner ici.
  2. Vérifier que les lignes sont bien séparées. Clique sur un contour de pièce, puis sur un pli : la barre du bas doit indiquer des couleurs ou des calques différents. Si tout est identique, l’export Pepakura n’a pas conservé les types de lignes, il faut le refaire.
  3. Sélectionner un type de ligne d’un coup. Clique sur un pli montagne, puis passe par Édition, Sélectionner même, Couleur de contour. Toute la famille se sélectionne en une fois, sur toute la planche.
  4. Affecter la couleur convenue. Ouvre Objet, Fond et contour, et pose la couleur de contour du tableau ci-dessous. Répète pour chaque famille de lignes. Six couleurs au maximum, souvent trois.
  5. Fixer l’épaisseur de trait à une valeur fine, 0,25 mm par exemple, identique partout. Design Space ne découpe pas l’épaisseur, mais un trait épais fausse la lecture visuelle de l’échelle.
  6. Régler la taille du document par Fichier, Propriétés du document, sur la taille de ton tapis : 30,5 sur 30,5 cm pour un tapis 12 par 12 pouces. Ce cadre devient la référence d’import de Design Space.
  7. Enregistrer sous, en choisissant SVG simple plutôt que SVG Inkscape. Le format simple retire les métadonnées propres à Inkscape, que Design Space interprète parfois de travers.
Astuce : les pointillés ne servent à rien ici. Design Space ignore le style de trait et ne lit que la couleur. Un pli vallée en pointillé bleu et un pli vallée en trait plein bleu donnent exactement le même résultat, alors autant garder le trait plein, plus lisible à l’écran.

Une couleur, une opération

Voici la convention utilisée sur les kits Cricut de ce site. Rien n’oblige à reprendre exactement ces teintes, mais il faut qu’une couleur ne serve qu’à une seule chose.

Une couleur, une opération

NoirCut · découpercontours des pièces et des languettes de collage
RougeScore · rainerplis montagne : la pliure ressort vers vous
BleuScore · rainerplis vallée : la pliure rentre vers l’arrière
OrangeDraw · stylonuméro de la pièce, à reporter au dos avant montage
VertDraw · stylonuméros de bord : la languette 12 se colle sur le bord 12
RoseDraw · styloun rond sur chaque pli vallée, pour le reconnaître sans lire la couleur

Deux détails font gagner beaucoup de temps au montage. Le numéro de bord écrit au stylo évite d’aller chercher la planche imprimée pour savoir quelle languette va où : la languette 12 se colle sur le bord 12. Et le rond rose posé sur chaque pli vallée permet de reconnaître le sens du pli sur le papier découpé, une fois que les couleurs de rainage ont disparu du dessin.

Sans stylo dans la machine, ces trois couches se masquent d’un clic : le kit reste utilisable, on perd seulement le repérage.

Si tu n’as qu’un PDF

Un PDF de papercraft est presque toujours vectoriel, parce que Pepakura le génère à partir du patron. Dans ce cas, les tracés sont récupérables, ce qui change tout.

  1. Ouvrir le PDF directement dans Inkscape, une page à la fois. À l’import, choisis le rendu qui conserve le texte et les tracés plutôt que celui qui rastérise.
  2. Dégrouper par Objet, Dégrouper, deux ou trois fois de suite. Les tracés d’un PDF arrivent empilés dans plusieurs groupes imbriqués.
  3. Supprimer ce qui n’est pas le patron : cadres, logos, mentions, fonds blancs. Un rectangle blanc invisible à l’écran devient une découpe bien réelle sur le tapis.
  4. Repérer les types de lignes. Si Pepakura a exporté les plis en pointillés et les contours en trait plein, la sélection par Sélectionner même, Type de trait fait le tri. Sinon il faut sélectionner les plis à la main, planche par planche.
  5. Colorer, puis enregistrer en SVG simple, comme pour le DXF.
Si le PDF est un scan ou une image aplatie, il n’y a pas de tracés à récupérer. La vectorisation automatique d’Inkscape produit des contours qui suivent l’épaisseur du trait au lieu de son milieu : les pièces sortent doublées, décalées d’un demi millimètre, et le modèle ne se referme pas. Mieux vaut redessiner ou demander le fichier source à l’auteur.

Le piège d’échelle : 72 contre 96

C’est l’erreur qui revient dans presque tous les premiers essais, et elle ne se voit pas tant qu’on ne mesure pas.

Design Space interprète les unités d’un SVG comme des points PostScript, soixante-douze par pouce. Or la quasi totalité des logiciels de dessin écrit ces unités en pixels CSS, quatre-vingt-seize par pouce. Le rapport vaut 96 divisé par 72, soit exactement 1,3333 : un SVG écrit naïvement arrive dans Design Space un tiers plus grand que prévu.

La conséquence n’est pas seulement esthétique. Un modèle agrandi de 33 % se découpe très bien, mais ses pièces ne se referment plus : les languettes tombent à côté des bords, et l’erreur se cumule sur toutes les pièces. Le modèle est perdu après plusieurs heures de montage.

Deux façons de s’en sortir. La bonne consiste à écrire le SVG en unités 72 dpi dès le départ, ce que font les kits Cricut vendus ici : Design Space affiche alors la taille exacte, et il n’y a plus rien à régler. L’autre consiste à corriger après import, en redimensionnant à 75 % avec le cadenas de proportions fermé.

Le test des dix secondes

Importe la planche, relève la largeur que Design Space affiche, compare-la à celle que tu attendais.

Télécharger le carré de calibration (SVG)

Une règle vaut pour les deux cas : ne jamais retaper une dimension au jugé. Une planche agrandie de 3 % passe inaperçue à l’écran et ruine le montage.

La marche à suivre dans Design Space

  1. Upload, puis Upload Image, sélection du fichier de planche, Upload, Add to Canvas.
  2. Vérifier la taille affichée avant toute autre chose. Sur les kits de ce site, les deux dimensions sont rappelées dans le nom du fichier : elles doivent correspondre à 1 mm près.
  3. Affecter les opérations dans le panneau Layers : la couche noire en Basic Cut, les couches rouge et bleue en Score, les couches orange, verte et rose en Draw avec un stylo fin.
  4. Tout sélectionner avec Ctrl et A, puis Attach, en bas à droite.
  5. Make it, matériau Cardstock 200 à 250 g, lame fine. Au delà de 220 g, activer More pressure. Une planche, un tapis.

La machine impose ensuite son ordre : elle écrit d’abord, raine ensuite, découpe en dernier. Il faut changer d’outil quand elle le demande, sans jamais retirer le tapis entre deux passes, sous peine de perdre le repérage.

Attach : l’étape qu’on oublie

Attach est la commande la moins intuitive de Design Space, et la plus indispensable ici. Sans elle, le logiciel considère chaque couleur comme un projet indépendant : il regroupe tous les tracés de découpe d’un côté, tous les rainages de l’autre, et les répartit au mieux sur le tapis pour économiser du papier.

Le résultat est spectaculaire et inutilisable : les plis sont rainés à un endroit, les pièces découpées à un autre, les numéros écrits ailleurs encore. Attach verrouille chaque pli et chaque numéro sur sa pièce, à sa position exacte.

Sur une planche importée d’un seul tenant, un Ctrl et A suffit. Sur un fichier tout en un qui regroupe plusieurs planches, il faut faire un Attach par planche, après avoir dégroupé l’import : un Attach global fabriquerait un bloc plus large que le tapis.

Modèle texturé : le cas Print Then Cut

Tout ce qui précède vaut pour un modèle blanc, découpé dans du papier de couleur puis monté. Beaucoup de papercraft sont au contraire texturés : les couleurs, les yeux, les motifs sont imprimés sur les pièces elles-mêmes. Là, il ne s’agit plus de découper mais d’imprimer d’abord et de découper ensuite. Design Space appelle ça Print Then Cut.

  1. Importer la planche comme image, PNG de préférence, en 300 ppp, avec le fond transparent ou blanc.
  2. Dans le panneau Layers, passer l’objet en Print Then Cut plutôt qu’en Basic Cut.
  3. Lancer l’impression sur ton imprimante habituelle. Design Space ajoute tout autour de la planche un cadre de repères noirs que le capteur de la machine va lire.
  4. Poser la feuille imprimée sur le tapis, alignée en haut à gauche, et laisser la machine détecter les repères avant de découper.
Trois limites à connaître avant de s’y engager. La zone imprimable est bien plus petite qu’une planche de papercraft classique : environ 21,6 sur 27,9 cm par défaut, un peu plus sur les machines récentes qui proposent une zone étendue. Le capteur a besoin d’un papier clair et mat : sur du papier de couleur ou brillant, il ne trouve pas les repères. Et l’épaisseur reste limitée, de l’ordre d’un papier de 200 g.

Conséquence pratique : un modèle texturé se découpe en planches plus petites, donc plus nombreuses. Et le rainage se combine mal avec Print Then Cut, si bien qu’on raine souvent à part, ou qu’on plie à la main sur une règle.

Quelle machine, quel tapis, quelle largeur

La largeur utile de la machine décide de la taille des planches, donc du nombre de passes. C’est la contrainte à vérifier avant de convertir quoi que ce soit.

Machine Largeur de coupe Rainage Print Then Cut
Cricut Joy 11,4 cm Stylet de rainage Non
Joy Xtra 21,6 cm Stylet de rainage Oui
Explore (Air 2, 3) 29,2 cm Stylet de rainage Oui
Maker (1, 3) 29,2 cm Stylet ou molette Oui
Venture 58,4 cm Stylet ou molette Oui

Sur les Maker, la molette de rainage creuse un sillon nettement plus net que le stylet sur du papier épais, et le pli tombe droit du premier coup. C’est le seul accessoire qui change vraiment quelque chose sur du papercraft. La molette double sert au carton fin, pas au papier de 200 g.

Côté tapis, le vert standard, dit StandardGrip, convient au papier de 160 à 250 g. Le bleu, moins collant, laisse partir les petites pièces. Le violet, très collant, arrache le papier fin.

Si ta machine n’est pas une Cricut mais une Silhouette Cameo, Portrait ou Curio, la logique de préparation ne change pas : mêmes couches, mêmes couleurs, même piège d’échelle. Ce qui change, c’est le vocabulaire du logiciel et surtout l’édition installée, qui décide des formats acceptés. Tout est détaillé dans le guide convertir un papercraft pour Silhouette Cameo.

Une planche plus grande que le tapis

Une planche A3 ne rentre pas sur un tapis de 30,5 cm. Plutôt que de réduire le modèle, ce qui casserait l’échelle, on scinde la planche.

  1. Dans Inkscape, sélectionner un groupe de pièces entières et le déplacer dans un second document à la taille du tapis. Ne jamais couper une pièce en deux, la coupure deviendrait une découpe.
  2. Répartir les pièces en gardant les numéros avec elles, et 5 mm de marge entre deux pièces voisines.
  3. Enregistrer chaque planche séparément, avec ses dimensions dans le nom du fichier, ce qui permet de vérifier l’échelle à l’import.
  4. Importer et faire un Attach par planche, jamais un Attach global.

Papier, lame, pression

  • Papier 200 à 250 g. En dessous, les grandes faces gondolent au montage. Au-dessus, le rainage marque mal et la lame fatigue.
  • Tapis standard, le vert. Le tapis fort n’apporte rien sur du papier et arrache les petites languettes au décollage.
  • Lame fine, dite Fine Point, la lame livrée avec la machine. Une lame émoussée laisse des angles arrondis dans les pointes.
  • Stylo 0,4 mm pour les numéros, et molette de rainage ou stylet pour les plis. Le stylet suffit largement sur du 200 g.
  • Décoller le tapis, pas l’inverse : on retourne le tapis et on le plie vers l’arrière, ce qui évite de rouler les pièces.
  • Une seule passe. Deux passes sur un papier de 200 g ne servent à rien et décalent souvent la seconde de quelques dixièmes, ce qui déchire les languettes.

La checklist avant de lancer

  • La taille affichée dans Design Space correspond à la taille annoncée, à 1 mm près.
  • Chaque couleur du panneau Layers porte une opération, et une seule.
  • Aucune couche n’est restée en Basic Cut par erreur, en particulier les plis.
  • Attach est fait, planche par planche.
  • Le matériau choisi correspond au papier réellement posé sur le tapis.
  • Le stylo et la molette sont installés, ou les couches Draw et Score sont masquées.
  • Le tapis colle encore, et la feuille est plaquée au rouleau ou à la main.

Questions fréquentes

Design Space refuse mon PDF, comment faire ?

Il n’y a rien à débloquer : le PDF n’est pas un format d’import de Design Space, qui accepte SVG, DXF, JPG, PNG, GIF et BMP. Il faut passer le PDF dans Inkscape et enregistrer un SVG.

Design Space accepte-t-il le DXF, ou seulement le SVG ?

Les deux. La documentation Cricut classe les imports en deux familles : les images matricielles (JPG, BMP, PNG, GIF) et les images vectorielles, qui sont le SVG et le DXF. Ce qui est vrai, c’est que le SVG donne un résultat plus prévisible, parce que Design Space raisonne en couleurs et que le SVG les porte proprement. D’où le passage par Inkscape.

La machine découpe mes plis au lieu de les rainer.

Les lignes de pli sont dans la même couleur que les contours, ou leur couche est restée en Basic Cut. Il faut les séparer dans Inkscape, puis affecter Score à leur couche dans le panneau Layers.

Les plis sont rainés à côté des pièces.

Attach n’a pas été fait. Sélectionne tout ce qui appartient à une même planche et clique sur Attach avant de lancer.

Le modèle arrive un tiers trop grand.

C’est le piège 72 contre 96 dpi. Redimensionne à 75 % avec le cadenas de proportions fermé, ou repars d’un fichier écrit en unités 72 dpi.

Mon DXF arrive tout en noir dans Design Space.

Le format est bien accepté, ce n’est pas un problème d’import. Design Space range les tracés par couleur, or le DXF de Pepakura sépare ses lignes par type de trait : tout tombe dans la même opération. Ouvre le DXF dans Inkscape, colore les familles de lignes, enregistre en SVG simple et importe ce SVG.

Est-ce que ça marche sur une Silhouette ou une Brother ScanNCut ?

Le principe est le même, mais les noms changent. Silhouette Studio lit le SVG dans sa version payante et parle de ligne de pliage plutôt que de Score. ScanNCut passe par le FCM et raine avec un accessoire dédié. La préparation dans Inkscape, elle, est identique. Pour la marche à suivre complète, édition par édition, voir le guide convertir un papercraft pour Silhouette Cameo.

Faut-il un abonnement Cricut Access ?

Non. Importer ses propres fichiers SVG et les découper ne demande aucun abonnement. Access ne sert qu’aux images et polices de la bibliothèque Cricut.

Combien de temps pour convertir un modèle complet ?

Compte un quart d’heure la première fois pour prendre la main sur Inkscape, puis cinq à dix minutes par planche. Un modèle de cinquante pièces réparties sur quatre planches se convertit en une petite heure, contre trois à quatre heures de découpe aux ciseaux, à refaire à chaque exemplaire.

La machine peut-elle plier les pièces ?

Non. Elle raine, c’est-à-dire qu’elle creuse un sillon pour que le pli tombe droit. Le pliage et le collage restent manuels, et représentent l’essentiel du temps de montage.

Ce que la conversion ne fait pas

Elle ne fabrique pas de tracé là où il n’y en a pas. Si un kit ne contient qu’un PDF aplati, il n’existe aucun moyen honnête d’en tirer un fichier de découpe : le détourage automatique d’une image produit des contours qui ne se rejoignent pas, et l’erreur ne se voit qu’au montage.

Elle ne remplace pas non plus le plan de montage. Les numéros de pièce et de bord écrits par la machine renvoient à la notice d’origine du modèle, qui reste indispensable.

Enfin, elle ne change rien à la difficulté du modèle : une Cricut supprime les heures de découpe, pas les heures de pliage et de collage, qui restent la moitié du travail.

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